posté le 06-03-2011 à 23:09:57

Le Gabon avocat de l'Environnement dans le bassin du congo.

Le développement durable : Un nouveau défi

 

Le Gabon est un pays qui a été et qui demeure l’avant-garde de la réflexion sur l’environnement car il offre un potentiel exceptionnel en matière de conservation d’espèces. Dans la perspective d’un éventuel épuisement de ressources minières (pétrole), beaucoup de pays mettent un accent particulier sur le développement durable. Pour mieux cerner l’effort entrepris par le Gabon en matière environnementale, il serait judicieux de comprendre ce que c’est « le développement durable » 

La naissance du concept de développement durable fait suite à la fracture Nord/Sud et la recherche d’un développement humain d’une part et la crise écologique et l’urgence de sauvegarder l’environnement d’autre part.
 

Photo : Parc Loango

 

Dans son rapport Brundtland publié en 1987, la commission mondiale sur l’environnement et le développement définit le développement durable comme étant un « développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de " besoins ", et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. ». Ce rapport insiste sur la nécessité de protéger la diversité des gènes, des espèces et de l’ensemble des écosystèmes naturels terrestres et aquatiques, et ce, notamment par des mesures de protection de la qualité de l’environnement par la restauration, l’aménagement et le maintien des habitats essentiels aux espèces ainsi que par une gestion durable de l’utilisation des populations animales et végétales exploitées.
 
Dans ce domaine, le Gabon est un véritable conservateur de l’environnement avait déclaré le président Nicolas SARKOZY lors de sa visite au Gabon le 27 juillet 2007 et pour corroborer dans sa déclaration, le Président Français a consacré le 10ème de la dette du Gabon pour l’entretien des 13 parcs nationaux étendus sur une superficie qui englobe 11%  du territoire Gabonais. A cet effet, le parc national de la Lopé –Okanda est devenu depuis le mois de juillet 2007, le premier bien mixte (culturel et naturel) de la sous région d'Afrique centrale  inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. S
 
La réserve de la Lopé qui s'étend sur 20 700 hectares de paysages insolites au centre du Gabon, a été classée depuis 1962. C'est une aire protégée depuis les années 80.
C’est dans ce contexte de la mondialisation que le  défunt chef de l’Etat, Omar BONGO ONDIMBA du haut de la tribune de la  62ème session de l’Assemblée Générale de l’ONU, le 24 Septembre 2007 avait rappelé au monde entier que le Gabon a déployé de gros efforts en matière de préservation de la nature et de respect des écosystèmes. Dans son discours, le défunt chef de l’Etat avait indiqué que le Gabon était conscient des conséquences climatiques qui constituent une menace à la paix et à la sécurité,  et de ce fait en a pris des engagements au Sommet de la Terre à Rio en 1992 qu’il a renouvelé dix ans après, au Sommet de Johannesburg , il a signé et ratifié le protocole de Kyoto, il a consacré 11% de son territoire national au service de l’humanité. Ainsi, avec une couverture de 75 % d’étendue nationale en forêt et  11 % en parcs nationaux, le Gabon met ainsi résolument en œuvre une politique de gestion rationnelle des forêts et de conservation des ressources naturelles. D’autres initiatives pour préserver et régénérer les écosystèmes ont été prises : 
- Identification des activités économiques productrices de gaz à effet de serre ;
-      Plan d’action pour les atténuer ;
-      Instauration de quota à l’importation des substances appauvrissant la couche d’ozone ;
-      La suppression des gaz de torchères.
 
Toutes ces initiatives sont au bénéfice de l’humanité toute entière. Le patrimoine forestier du bassin du Congo dont la forêt gabonaise constitue une composante essentielle, reste l’un des massifs les mieux préservés de la planète.

« Mais notre développement ne se fera pas contre ou sans l'environnement. Il se fera avec lui dans un équilibre voulu, organisé et permanent entre l'homme, la nature et les écosystèmes. » avait déclaré Omar Bongo Ondimba.

 

En dépit de ses efforts considérables réalisés par les pays en voies de développement, le président Ali Bongo Ondimba, reprenant le flambeau de son prédécesseur a attiré l’attention des pays industrialisés afin qu’ils fassent un effort sans précédent de solidarité et de compensation, notamment en termes de financement accru et de renforcement des capacités, qu’ils assurent le transfert  de la nouvelle technologie vers les pays en voie de développement.

 

Enfin, pour terminer, le Président de la république au sommet de  copenhague a sensibilisé toute l’opinion internationale sur la nécessité de conjuguer en commun leurs efforts afin de lutter avec efficacité contre le réchauffement climatique.  

« ….C'est pourquoi Je lance un vibrant appel à la communauté internationale pour la mobilisation des ressources nécessaires pour conduire avec efficacité ce combat. Si cet appel est entendu, si tous les Etats Membres ont la volonté politique de s'engager désormais avec moins d'égoïsme et d'exécuter nos décisions sans calcul, il sera alors possible à l'humanité de relever ensemble le défi des changements climatiques. ».

 

Fédération PDG de France

 


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posté le 06-03-2011 à 19:48:39

Le haut débit au Gabon en 2012

L'internet haut débit arrive en 2012 au Gabon

 

 

Dans le cadre de sa participation au consortium ACE (Atlantique Connection to Europe) réunissant opérateurs téléphoniques mondiaux et états africains, le gouvernement et la société Alcatel ASN ont signé à Paris en juin 2010, une convention prévoyant le déploiement du câble ACE le long de la côte ouest africaine.

 

Acteur africain prépondérant du projet, le Gabon se donne les moyens de s’inscrire dans l’ère de l’économie numérique et de concrétiser le projet du Président Ali Bongo Ondimba : le Gabon de services à valeur ajoutée. 

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Fédération PDG de France

 


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posté le 06-03-2011 à 19:17:08

Ali Bongo ondimba : Le chômage au Gabon, quel rémède ?

 Les Actions du Président Ali Bongo en faveur de l'emploi

 

 

 

Le Président Ali Bongo Ondimba s’efforce d’instaurer une politique d’emploi efficace tant dans le secteur publique que dans le secteur privé. Responsabiliser, engager les Gabonais, tel est son cheval de bataille pour faire entrer le Gabon dans l’Emergence et bâtir un Avenir en Confiance, ainsi qu'il l'explique dans l'axe 8 de son projet de société, "Mieux responsabiliser les Gabonais et les pousser à être plus entreprenants" :

 

« Il nous faut aussi favoriser l'émergence d'un Gabonais plus entreprenant, plus orienté vers le secteur privé et prêt à faire les sacrifices nécessaires. Aujourd'hui le don est malheureusement préféré au gain. Le cadeau est promu et préféré au résultat de l'effort. La facilité est recherchée, le travail dévalorisé. Plus que jamais, il importe de restaurer le goût de l'effort, du travail bien fait, du mérite, de la rigueur et du professionnalisme, pour gagner décemment sa vie et contribuer à l'émergence de son pays. » 

 

Au demeurant, nous ne pourrons réussir la diversification de notre tissu économique si le secteur privé, notamment national, ne prend pas toute sa place de moteur du développement, y compris dans l'aménagement des infrastructures. Pour cela, l'Etat doit accélérer les réformes sectorielles, renforcer les politiques d'appui aux entrepreneurs et leur faciliter les formalités et procédures administratives. »

 

Rappelons que le slogan « Paix, développement et partage » est surtout une profonde conviction du Président pour le développement de son pays. Les valeurs premières qui s’y adjoignent requièrent travail, compétences et excellence ; 3 exigences indispensables à l’ouverture d’un nouveau chapitre pour le Gabon : l’Emergence.

 

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Fédération PDG de France

Source : www.presidentalibongo.com

 

 


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posté le 06-03-2011 à 02:15:56

Ouvrage : Le recrutement des Elites Politiques en Afrique Subsaharienne

Le recrutement des élites politiques en Afrique subsaharienne : Une sociologie du pouvoir au Gabon. Préface de François Gaulme. Paris, L’Harmattan, 2005.
 
 Trois cent pages, neuf chapitres, cinquante six dialogues avec de hautes personnalités de l’appareil bureaucratique gabonais, trois décennies de gouvernements successifs passés à la loupe, voici l’ouvrage d’Axel Eric Augé, maître de conférences en sociologie aux Ecoles Militaires de Saint-Cyr Coëtquidan et à l’Université de Rennes 2, sur le recrutement des élites politiques au Gabon, publié à Paris aux éditions l’Harmattan et à se procurer au plus vite.
 
Le sociologue gabonais Axel Eric Augé revient dans cet ouvrage sur les manières d’intégrer les sommets de l’Etat au Gabon en montrant que la solidarité ethnique, trop souvent présentée comme le moyen exclusif d’accès à l’élite dirigeante, est loin d’être suffisante. L’ethnicité apparaît dans son analyse comme « l’arbre qui cache la forêt », d’autres solidarités sociales doivent être considérées.
 
Cinquante ans après l’indépendance du pays, le Gabon est devenu avec Omar Bongo Ondimba une nation moderne et s’est doté d’une classe dirigeante ayant réussie à maintenir la paix et à préserver le pays des conflits meurtriers.
 
Le constat semble sans appel: devant les crises politiques et militaires qui ravagent le continent, quels éléments expliquent la stabilité politique du Gabon ? Sur quelles logiques repose le consensus à la gabonaise perpétuellement recherché par sa classe politique ? Voici le fil directeur que l’auteur déroule tout au long de ses nombreuses pages qui plongent le lecteur dans une sociologie du pouvoir gabonais dont le rythme se noue dans le dédale des ministères de la République, des loges maçonniques, de la haute administration et des chefferies traditionnelles. Dans cet ouvrage qui
aborde le thème des élites dirigeantes sur lequel il existe des idées des plus disparates, Axel Eric Augé revient sur la place faite à la dimension ethnique et aux autres solidarités mobilisées dans les promotions au sein de la haute
administration publique. Il interroge les enjeux liés au renouvellement des élites politiques et administratives gabonaises dans la composition des gouvernements successifs.  Dans une analyse toute en finesse,
étayée par de nombreuses informations recueillies auprès des hommes politiques et après plusieurs séjours successifs au Gabon, l’auteur propose une argumentation scientifique qui vient valider les orientations de politiques générales conduites par l'ancien chef de l’Etat Omar Bongo Ondimba.
 
Après la trajectoire par sinusoïde du Gabon (l’indépendance en 1960, le parti unique de 1968 à 1990, la libéralisation politique à partir de 1991), la vie politique gabonaise amorce une nouvelle mutation consacrant le rassemblement par strates successives des organisations politiques autour du parti démocratique gabonais au pouvoir. Cette évolution produite par ce que l’auteur nomme «les mises en scène de la diffusion du pouvoir» renvoie aussi bien à l’habile partage géoethnique faisant du Gabon un modèle démocratique stable qu’à la contribution des hommes politiques d’expériences à la gestion du pouvoir, gage d’efficacité et de stabilité.
 
En dépit de l’environnement économique difficile auquel est confronté le pays, malgré les mesures sociales drastiques prises par le premier ministre pour respecter les normes de bonne gouvernance et les injonctions toujours plus fortes des institutions financières internationales, l’auteur estime que le pays s’oriente vers des lendemains (sociaux et économiques) qui chantent. Les dirigeants gabonais mettent en oeuvre une véritable philosophie de l’action politique efficace pour la gestion du pouvoir : l’appel de la jeunesse à participer au pouvoir, la gestion collective et multi communautaire de l’appareil bureaucratique, le dialogue perpétuel avec les partenaires sociaux.
 
La consultation des forces vives de la nation conduite par les dirigeants constitue, à l’instar d’une institution traditionnelle comme la palabre africaine, le cadre dans lequel s’éliminent les tensions sociales et les conflits réels ou potentiels par le moyen de leur expression publique.
L’évolution démocratique du Gabon qu’Axel Eric Augé retrace pertinemment témoigne de la concertation politique à la base d’une trajectoire démocratique originale conduite par Omar Bongo Ondimba : conférence nationale, instauration du pluralisme politique, accords de Paris, concertations préélectorales, trêve sociale, ouverture politique à l’opposition. Le tableau qu’Axel Augé dresse dans son ouvrage de la société politique gabonaise présente en toute objectivité et sans parti pris idéologique une société en profonde mutation qui regarde avec confiance
son avenir.
 
Les thèses développées apportent une contribution stimulante au modèle explicatif qui place les appartenances culturelles au centre des logiques politiques. Le livre d’Axel Augé est à recommander et à consommer sans modération.
 
Informations Pratiques
Axel Eric Augé. Le recrutement des
élites politiques en Afrique
subsaharienne : une sociologie du
pouvoir au Gabon. Préface de
François Gaulme. Paris,
L’Harmattan, collections études
africaines, 2005. ISBN : 2- 7475-8080-6
 
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 Fédération PDG de France
 


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posté le 05-03-2011 à 00:00:50

Petites Chroniques gabonaises : Pour lancer le débat

Le mariage à la coutume. Dérrière le rejet des traditions, la fin des solidarités familiales!
 

Au début des années 1980, alors que la crise économique nationale n’est que faiblement ressentie par les ménages gabonais en raison de la politique résolument sociale du président Omar Bongo, le mariage à la coutume est largement célébré par les familles. En 2008, le rapport de la jeunesse à la tradition a changé.

 

Plusieurs jeunes couples s’interrogent sur l’opportunité de célébrer un mariage « à la coutume », tiraillés entre l’application stricte de la tradition et la distance à celle-ci inhérente à la modernité. Le mariage à la coutume est une institution traditionnelle liant deux familles par l’union de leurs enfants. Il donne à l’époux l’opportunité d’honorer sa future femme devant la famille de celle-ci, signe de la reconnaissance qu’il témoigne à sa belle-famille pour l’éducation de la future épouse. Célébré par des festivités organisées sur plusieurs jours, le mariage à la coutume (selon l’expression locale) subit les effets des transformations sociales qui changent la société gabonaise depuis ces vingt dernières années: l’occidentalisation de la vie, la tyrannie de l’argent dans les relations sociales, l’expansion de l’individualisme, la remise en cause de l’autorité des aînés, le rétrécissement de la solidarité familiale consacrant le dédain pour le local et l’exaltation du global dans une société gabonaise inexorablement ouverte sur le monde. Mais le principal changement ressenti par la population gabonaise, en dépit des efforts consentis par le gouvernement et le président Omar Bongo Ondimba (augmentation du SMIG, gratuité de la scolarité primaire, financement des études supérieures, gratuité de certains soins et médicaments, etc.) concerne l’augmentation du coût de la vie qui transforme le rapport à la tradition en général et le mariage à la coutume en particulier. Comment financer une manifestation dont l’organisation matérielle nécessite des dépenses colossales? Faut-il choisir entre célébration à la coutume ou cérémonie civile? Comment financer seule la cérémonie du mariage coutumier lorsque la solidarité familiale a diminuée? Comment les gabonais à revenus modestes peuvent-ils financièrement satisfaire les attentes de leurs enfants alors que la vie quotidienne devient une survie au quotidien?

 

Les difficultés économiques, obstacle à la célébration du mariage à la coutume

 

Organiser un mariage à la coutume coûte cher aux parents et aux futurs mariés. Les nouveaux mariés doivent financer leur mariage et contribuer substantiellement à sa réussite en proposant aux convives une salle de cérémonie très souvent louée à titre onéreux pour des manifestations de moins en moins organisées au domicile familial, acheter des condiments utiles à la composition des mets, rassembler une quantité importante de boissons, préparer une dot au demeurant illégale selon le droit positif gabonais, acheter robes et costumes de cérémonie au coût élevé. Les jours qui succèdent l’union traditionnelle sont encore l’occasion de réunir les familles pour partager des moments heureux et…coûteux.

Nous avons chacun d’entre nous entendu des personnes regretter les difficultés matérielles qui bien souvent succèdent les moments de joies partagées lors d’une cérémonie d’union à la coutume. Au coût élevé du mariage vient s’ajouter les difficultés matérielles et économiques ainsi que la baisse du pouvoir d’achat d’une partie des gabonais. Ainsi, ceux qui ne peuvent supporter ces coûts renoncent à la coutume. Autrement dit, le « rétrécissement » de l’épaisseur du portefeuille d’une partie des gabonais affaiblit leur capacité financière à organiser une cérémonie qui a du sens pour beaucoup d’entre eux et en particulier pour la future épouse. Mais le mariage à la coutume est également menacé par le repli de la solidarité familiale autour de la seule famille « immédiate ». 
 
 La fin de la  « famille providence » à la gabonaise ?
 
Avant l’augmentation du coût de la vie de ces dix dernières années conduisant chaque famille à rationaliser et sélectionner ses dépenses, l’importance des revenus n’avait qu’une incidence bien faible sur les contributions apportées par les familles à l’occasion de la célébration des mariages. Chaque tante, chaque oncle apportait sa contribution financière, bien souvent importante, signe de son leadership familial et du respect qui devait lui échoir. La solidarité des familles était forte, soutenue, régulière et généralisée. Elle s’étendait à la famille élargie et concernait les neveux et nièces les plus éloignés. Mais cette époque de la « famille providence à la gabonaise » est bien loin. La crise économique ainsi que la baisse du pouvoir d’achat des ménages a diminué la solidarité des familles en même temps que « l’épaisseur » des portefeuilles. Les difficultés économiques rencontrées par une partie de la population gabonaise menacent les solidarités familiales qui permettaient autrefois d’organiser le mariage à la coutume de leurs enfants. Si certaines familles aux revenus modestes célèbrent encore pour leurs enfants le mariage à la coutume, c’est qu’elles bénéficient d’une solidarité financière substantielle de la part des membres de la famille élargie. Pour d’autres, le choix du mariage civil s’impose: moins coûteux économiquement, moins coûteux émotionnellement, plus rapide dans son exécution, plus facile dans son organisation matérielle. 
 
Le triomphe des valeurs de la modernité
 

L’expansion des valeurs occidentales dans la culture gabonaise transforme notre rapport à la tradition et modifie nos modes de vie. Pour la jeunesse gabonaise éduquée et scolarisée, abreuvée au Coca-cola et à la société de consommation, nourrie à la « pizza vosgienne » et câblée aux chaînes internationales Euronews et Canal Plus, l’horizon local est exigu. La tradition dont le sens principal est brouillée par le téléphone portable et l’Internet n’aurait plus grande utilité, en particulier lorsque son expression est économiquement coûteuse. Repliée dans ses formes folkloriques et métissées, la tradition n’est plus que chantée, représentée pour peindre et dépeindre le quotidien et reformulée dans le Rap. Tradition et modernité au Gabon se confrontent: pot de terre contre pot de fer. Seules l’authenticité et l’identité collective doivent triompher de cette rencontre du local avec le global.

 

Retour à l’authenticité : à côté du moderne, le traditionnel

 

Pour conclure cette brève chronique, deux transformations principales me paraissent lentement mais sûrement bouleverser la célébration du mariage à la coutume et notre rapport à cette manifestation. La première fait du mariage à la coutume un signe de distinction sociale, réservée aux seules personnes ayant les ressources financières et le soutien familial nécessaires à son organisation. La deuxième ramène le mariage à la coutume, lorsque qu’il est célébré, à une forme moins exhibitionniste. Le mariage à la coutume remplit une fonction qui n’aurait jamais dû se dévoyer: rassembler deux familles autour de leurs enfants pour partager des moments de fêtes et non pas devenir l’occasion d’exposer aux voisins les dépenses somptueuses qu’une famille peut engager pour sa progéniture. Dépouillé des oripeaux de l’exhibition et de l’ostentation d’hier, le mariage à la coutume a encore de beaux jours devant lui à condition d’épouser des formes simplifiées, adaptées à la situation économique d’aujourd’hui, tout en restant socialement significatif.

 

Par Axel Augé, sociologue. Rennes, France.

 

 


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