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Titre du blog : FEDERATION PDG DE FRANCE
Auteur : pdgfrance
Date de création : 23-02-2011
 
posté le 27-02-2011 à 06:56:42

LA SANTE PUBLIQUE AU GABON : QUEL SERVICE BIOMEDICAL POUR L’EMERGENCE ?

LA SANTE PUBLIQUE AU GABON : LE SERVICE BIOMEDICAL FACE AUX DEFIS DE L'EMERGENCE....

 

Un système de santé performant passe par la maîtrise des entités essentielles telles que l’infrastructure, l’équipement, le personnel, le médicament et le budget. Les équipements sont donc une composante indispensable pour administrer les soins de qualité.

Cependant, la complexité du matériel, sa diversité, ainsi que son coût très élevé justifient l’importance de la maintenance dans le système de santé Gabonais.

 

La maintenance est ainsi définie comme étant l’ensemble des actions permettant de maintenir ou de rétablir un bien dans un état spécifié ou en mesure d’assurer un service déterminé.

 L’aspect économique que représente la croissance du « coût de la panne » ainsi que les conséquences induites par l’indisponibilité des équipements sont à l’origine de la naissance de la maintenance biomédicale.

 

La faible disponibilité des équipements dans la plupart des hôpitaux du pays  est régulièrement évoquée comme facteur d’insécurité des soins, d’allongement des durées d’hospitalisation et d’accroissement considérable des coûts.

 

Le service biomédical est une partie immergée de l’iceberg «  hôpital » dont la fonction principale est de prodiguer des soins diagnostiques et thérapeutiques. Cependant la qualité de soins passe notamment par un parc de matériel adapté, en bon état de fonctionnement, et utilisé par des personnels correctement formés. Cela aura pour conséquence de diminuer les risques de dommages directs ou indirects causés au malade. 

 

Dans les milieux hospitaliers gabonais, la maintenance biomédicale est une nécessité : elle permet de prévenir une éventuelle rupture de la continuité des soins, une dégradation de la qualité de soins, ce qui entraine un danger potentiel pour le patient.

 

Ainsi, la fonction maintenance biomédicale est le maillon intermédiaire, l’interface entre les utilisateurs (médecins, infirmiers) et les acheteurs (économes) : c’est la somme de plusieurs actions ayant toutes pour dénominateur commun le patient.

 

L’activité biomédicale porte sur l’ensemble des services de soins ainsi que sur les secteurs plus particuliers tels le laboratoire, l’imagerie, le bloc opératoire, les soins intensifs, la dialyse et la stérilisation.

 

Si la maintenance biomédicale répond à une nécessité naturelle, au Gabon, elle se trouve prise dans un paradoxe : à la fois soutien essentiel à la production de soins de qualités et service « improductif », elle est reconnue comme fondamentale tout en étant négligée.

 

Aussi dans le système de santé gabonais, l’absence de maintenance est une grave menace pour la survie des malades, son organisation par contre est une opportunité majeure que nous devons exploiter. 

 

Par ailleurs l’évolution des contextes avec l’actuelle mise en place du Plan National de Développement Sanitaire 2007-2010 (PNDS) majore actuellement ces effets négatifs du fait de l’impréparation des personnels et de l’indisponibilité de formations appropriées.

 

En fait, il est illusoire que le concept de maintenance biomédicale reste souvent limité à sa dimension technique et ne soit pas considéré comme un enjeu stratégique et un élément clef de la performance d’un établissement hospitalier.

 

Quelle que soit la volonté politique, il paraît nécessaire de dégager une politique de maintenance conforme aux prescriptions réglementaires, assise sur la volonté de répondre aux besoins des unités sanitaires du Gabon.
 
On peut donc noter que pour élaborer une politique de maintenance efficace, il est donc indispensable d’avoir une connaissance parfaite du parc installé.
 
Alors quel service biomédical dans ce Gabon qui émerge ?
 
 Le projet du Président de la république, « l’Avenir en confiance » place la santé parmi les chantiers prioritaires des réformes au Gabon. De même, la formation à tous les échelons de l’administration gabonaise dont particulièrement les personnels de santé publique constitue également un axe prioritaire de développement dans notre pays.
 
L’union par le partage vers laquelle nous dirige la « politique de l’émergence » ne pourra fonctionner sans un changement de culture et d’attitude de l’ensemble des acteurs intervenant dans le système sanitaire au Gabon.
 
Le monde hospitalier évolue, les métiers changent, les organisations doivent s’adapter : plus de rigueur, d’informatique et de stratégie pour plus de méthode, d’efficacité et de cohérence . La survie des malades est à ce prix !

Eliane ONDO

Ingénieur biomédical