VEF Blog

Titre du blog : FEDERATION PDG DE FRANCE
Auteur : pdgfrance
Date de création : 23-02-2011
 
posté le 17-03-2011 à 11:26:24

LES DROITS DES FEMMES : QUE FAIT LE GABON DANS CE DOMAINE?

Le Gabon reconnaît l’égalité et l’équité de genres. En ce sens, les membres des deux chambres du Parlement gabonais ont organisé, en 2010, en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP), une marche pour la promotion et la défense des droits des femmes gabonaises et procédé à la signature de la Déclaration de l’engagement solennel sur le respect et la promotion des droits des femmes. Cette initiative vise l’accélération des progrès des autorités gouvernementales en matière de promotion des femmes et de leurs droits. Donc, elle vise l’émergence d’une société égalitaire.
 
Le Gabon a adhéré à toutes les initiatives visant la réduction de la mortalité maternelle et néonatale, notamment l’initiative de la Maternité Sans Risque, le Programme d’action de la conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) en 1994, la quatrième conférence mondiale sur les femmes à Beijing en 1995, le sommet du millénaire pour le développement en 2000.

 

Le Gouvernement a mis en place un Observatoire des droits de la Femme et de la Parité (ODEFPA), dont les objectifs sont la défense des droits de la femme, de la famille et de l’enfant. En 2010, cet Observatoire a mené une campagne de sensibilisation, à travers des conférences débats dans plusieurs sites retenus à cet effet.

 

Des campagnes de sensibilisation sur l’importance de l’égalité entre les sexes sont prévues à l’attention des corps de défense nationale, de la magistrature, de l’administration publique et de l’ensemble de la population.

 

Des progrès substantiels sont réalisés sur les questions d’égalité entre les sexes dans l’élaboration des politiques, notamment en ce qui concerne l’accès des femmes à la santé, l’instruction, ainsi qu’aux postes de responsabilité de l’administration publique et les autres instances de décision. En ce sens, les femmes sont représentées à tous les niveaux de décisions : Gouvernement, Assemblée Nationale, Sénat, Cour Constitutionnelle, Conseil économique et social, Conseil national de la communication, etc.

 

Le Réseau des femmes députés, créé en 2004, permet aux femmes de se retrouver dans un cadre de concertation et d’échanges en vue d’amener la femme gabonaise à prendre part, aux côtés des hommes, au développement du Gabon. Récemment encore, les 12 et 13 octobre 2010, il a organisé un séminaire de renforcement des capacités des femmes parlementaires sur deux thèmes : les dispositions discriminatoires en ce qui concerne les textes de loi, notamment le code civil, le code pénal, le code du travail et le code de nationalité, et Femmes et politiques comme second thème. Les propositions suivantes ont fait l’objet d’une attention particulière : le financement des partis politiques en fonction de la place accordée à la femme ; le financement des campagnes politiques des femmes ; la mise en application au sein des commissions parlementaires de stratégies en faveur de l’égalité des sexes ; la mise en place d’une commission parlementaire spécialisée dans le genre.

 

Une Coordination des ONG et Associations féminines (CORFEM) contribue à la mise en oeuvre du respect des droits de la femme, de la famille et de l’enfant.

 

Afin d’impliquer davantage la femme dans le développement économique du pays, le gouvernement a institutionnalisé, depuis 1998, le Grand Prix du Président de la République. La 12ème édition a été organisée le 29 mai 2010 à Libreville sur les thèmes ‘La pêche et les activités connexes’ et ‘la coiffure traditionnelle’. La lauréate a reçu 10 millions de francs CFA ainsi qu’un voyage d’étude.

 

Les campagnes de dépistage volontaire, de sensibilisation, d’information et d’éducation (Société civile), de dotation en médicaments pour les infections opportunistes, de marketing social du préservatif et de prise en charge médicale des malades démunis (Gouvernement) sont organisées afin d’éviter la transmission mère-enfant, des maladies sexuellement transmissibles et le VIH/SIDA.

Particulièrement, au sujet du VIH/SIDA, le gouvernement a entrepris un certain nombre d’initiatives, à savoir :

 l’amélioration de la couverture territoriale dans le traitement du VIH/SIDA et de la transmission mère-enfant (PTME). En ce sens, les femmes enceintes ont depuis 2007 accès aux services de conseils et de dépistage ;

 la construction des Centres de Traitements ambulatoires dans chaque Chef lieu de province ;

dans le domaine de la prévention, environ 70% de femmes enceintes dépistées séropositives reçoivent des antiviraux, afin de réduire le risque de transmission du VIH/SIDA à leur enfant par catégorie sociale ;

 

Suite au Plan stratégique de lutte contre le VIH/SIDA pour la période 2008-2012, validé par le gouvernement, le Gabon s’est engagé à :

- Améliorer la prise en charge des infections sexuellement transmissibles sur l’ensemble du territoire ;

- Assurer l’approvisionnement, la distribution et la disponibilité du préservatif féminin à la femme ;

- Permettre la couverture et l’accès aux services de prévention et de transmission mère-enfant ;

- Renforcer les possibilités de formation des femmes.

Il est célébré au Gabon, chaque année, ‘Une Journée nationale de la femme’.

 

Les problèmes de la veuve et de l’orphelin sont pris en considération. En ce sens, le droit de succession en République gabonaise est réglementé par la deuxième partie du code civil qui prend appui dans la première partie dudit code, réglementant le mariage et ses effets. À l’exemple de l’article 696 qui précise que les frères et les soeurs du défunt ne viennent à la succession que si le défunt n’a pas laissé d’enfant.

Par arrêté nº2089/PM/MFPEPF du 19 novembre 2005, le gouvernement a créé des haltes-garderies dans l’ensemble des Chefs lieux de provinces afin de soulager les filles mères en activités.

 

Depuis le 26 mai 2010, le gouvernement et les ONG oeuvrent, davantage, dans la lutte contre les grossesses précoces auprès des jeunes filles scolarisées (colusimen), dont l’âge varie souvent entre 13 et 19 ans et non scolarisées (le Fonds Mondial).

L’Etat octroie une allocation et une formation aux filles mères, dépendant des parents à revenus faibles.

 

Le Collectif des Jeunes Filles Economiquement Faibles (COJFEF) créé en 2007, encourage et stimule l’épanouissement de la jeune fille gabonaise aux fins d’assurer son intégration et son autonomisation financière. Il appuie le développement des petits commerces et la formation à des métiers spécifiques aux jeunes filles. La structure s’implique aussi dans la gestion et  l’encadrement des jeunes filles en favorisant leur intégration dans l’environnement professionnel.

 

Le gouvernement a adopté un Projet d’ordonnance complétant certaines dispositions de la loi n°15/72 du 29 juillet 1972, portant adoption de la première partie du Code Civil, notamment en son article 220. En effet, l’article 220 nouveau précise les conditions de délivrance du certificat prénuptial après réalisation préalable d’un certain nombre d’examens, ainsi que les modalités de notification de leurs résultats aux futurs époux et à l’officier d’Etat civil. Aussi, les dispositions de l’alinéa 2 de cet article 220 participent à la protection du couple en lui permettant de prendre la décision du mariage en toute connaissance de cause.

 

Une proposition de loi visant à légaliser le mariage coutumier a été introduite en 2009. L’objectif est d’attribuer au mariage à la coutume les mêmes effets que le mariage civil.

 

L’Association des Veuves et Orphelins du Gabon (AVOGAB), créé en 2001, mène des activités pour la promotion des droits des veuves et des orphelins du Gabon. En ce sens, en juillet 2010, des experts ont validé des projets de textes normatifs sur les droits de la veuve et de l’orphelin, lors d’un atelier tenu à Libreville, principalement la révision des dispositions de la loi n°19/89 du 30 décembre 1989 portant adoption de la deuxième partie du code civil et de la loi n°6/75 du 25 novembre 1975 portant code de la sécurité sociale.

 

Des textes de loi en vue de leur modification ont été mis sur la table du gouvernement, notamment la deuxième partie du code civil et le code de sécurité sociale, dans son article 79 qui demeure discriminatoire à l’endroit des femmes bénéficiaires de la pension de leur conjoint défunt dans le secteur privé.

 ------------------

Fédération PDG de France

Source : Rapport National sur les droits de l'homme au Gabon

             2003 - 2010